Avec plus d’un milliard de vues au compteur, Les Kassos s’impose comme l’un des phénomènes de l’animation française. La série suit des personnages de la culture populaire confrontés aux problématiques sociales du quotidien : chômage, violences policières, adultère, racisme, crise économique, précarité.

Pour sa neuvième saison, elle quitte Paris et pose ses valises à Angoulême, où sa fabrication est confiée à Bobbypills, studio d’animation indépendant spécialisé dans les séries et films pour adultes, à qui l’on doit notamment Jim Queen, Vermin ou Dead Cells : Immortalis. Le développement a déjà démarré sur place, au sein d’une writers’ room réunissant des auteurs d’animation et de bande dessinée du territoire, dont Chariospirale (Gloryhowl, Sol Cesto) et Gad (Ultimex, Burnoutman).

Cette rencontre entre deux cultures créatives qui partagent le même ton permet aux auteurs de BD d’expérimenter l’écriture pour l’animation, tandis que les graphistes locaux s’impliquent dans une série destinée à un public ado-adulte. La saison ne se contente pas de changer de lieu de fabrication : elle s’ancre durablement à Angoulême, sur un nouveau modèle. Travail collégial, lectures en room, exigence sur les dialogues : cette méthode fait des Kassos un véritable laboratoire d’écriture et de production pour l’animation adulte.

Après le succès de Jim Queen, long-métrage soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine et le département de la Charente, présenté aux festivals de Cannes et d’Annecy, Bobbypills confirme ainsi son engagement pour un pôle de création et de développement sur le territoire.

Mentionné dans cet article : BOBBYPILLS