

Bruissement publie des ouvrages illustrés, jeunesse ou en bande dessinée, traitant de sujets de société sous une forme à la fois documentaire et fictionnelle. La maison se nourrit des échos du monde pour faire vibrer ses feuilles. La quête du petit frisson d’émotion caractérise l’écriture et le style des auteurs. Ainsi, Bruissement s’appuie sur deux piliers : la connaissance et l’émotion.
Chaque livre s’accompagne d’une action de médiation : lectures, ateliers créatifs, spectacle dessiné, exposition sensorielle ou réalité augmentée… Les ouvrages sont conçus de manière pluridisciplinaire. Un QR code vient conclure les livres, proposant une expérience hors des cases. Réciproquement, les actions de médiation ouvrent une porte vers l’objet livre.
Cette singularité constitue la raison d’être de la maison : proposer un contenu porteur de sens sous des formes variées, afin de contribuer à la création de nouveaux lecteurs.
-
Le premier livre, Point, virgule, esquisse un retour vers la ville de l’enfance.
Au fil des pages, l’auteur, Mathieu Siam, marche, observe, écoute. La ville devient vivante, parle dans un bruissement. Les rues d’hier et d’aujourd’hui se superposent, laissant apparaître ce qui persiste, ce qui s’efface, ce qui renaît autrement.
Point, virgule est une exploration intime des passages qui jalonnent une vie — ces moments suspendus entre deux phrases, où tout peut basculer, recommencer, se réinventer.
-
Le deuxième livre, À fleur de sel, commence en 1904.
La jeune Agnès aide sa famille à récolter et vendre le sel des marais. Chez elle, on est saunier de père en fils depuis des générations. Mais le début du XXe siècle apporte de profonds bouleversements qui fragilisent cette filiation. Agnès est une fille de son temps : elle s’oppose, s’invente, s’émancipe au fil des pages.
À travers elle, nous découvrons un monde qui gronde, une terre qui se dépeuple, un métier qui disparaît, mais aussi une force d’être, une capacité à s’adapter et à choisir sa vie.
En questionnant le basculement d’une époque à l’autre, Thibaut Lambert tisse, avec subtilité et nuance, une histoire de transmission, d’héritage et de territoire en métamorphose.
Les deux ouvrages sont à découvrir dès le 12 juin ainsi que les expositions associés à Jarnac et l’ile d’Oléron.