Charente Numérique | Site d'informations contradictoires
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Outil de déploiement de réseau THD en Charente

Charente-numérique, SDAN, …
De quoi parle-t-on ?

Charente Numérique est un SMO (Syndicat Mixte Ouvert) crée en décembre 2016 chargé du déploiement du THD (Très Haut Débit) en Charente.  Ce syndicat est composé de collectivités (les Communautés de Commune et Communautés d’Agglomération de la Charente, le Conseil Départemental de la Charente et le Région Nouvelle Aquitaine), et d’un autre SMO, le SDEG (Syndicat Départemental d’Electricité et de Gaz).

Charente numérique a 3 missions principales :

  • création d’un réseau THD
  • Amélioration de la couverture mobile
  • SDTAN (Schéma Directeur Territorial Aménagement Numérique)
Trop cher, trop lent à mettre en oeuvre

Les (mauvais) choix du Département et de Charente Numérique

Lors de son arrivée à la tête du Département en Avril 2015, il y a plus de 2 ans, le Président François Bonneau a indiqué vouloir frapper fort et vite pour résorber la fracture numérique sur l’ensemble du département.

2 ans et demi après force est de constater que pour les charentais, rien n’a changé. Des crédits ont effectivement été votés par la collectivité (au détriment d’autres de ses missions) et affecté au budget de Charente Numérique, mais rien de concret pour les internautes charentais.

27

mois pour rien

Après plus de 2 ans d’errements juridiques et administratif en raison d’un conflit larvé entre l’exécutif département et le SDEG (qui a délégation pour ce qui concerne les réseaux de communication), rien n’a été mis en oeuvre et, à part grâce aux quelques actions entreprisent par les opérateurs privés, la fracture numérique est aujourd’hui au même stade qu’en 2015.
Pendant près de 30 mois donc, rien de la promesse de la majorité n’a été concrétisé, et nombreux sont encore les charentais sans accès internet.

0

accès THD

En outre, la logique du tout fibre défendu depuis le début par l’exécutif départemental et évidemment repris par le Président de Charente Numérique Jacques Chabot ne va pas améliorer les choses. Le type de travaux nécessaires au déploiement d’un réseau fibre est long, complexe, coûteuxAucune prise ne sera probablement utilisable avant au moins 2 ans.
Soit 4 ans entre la prise de fonction de l’exécutif dont il s’agissait de la priorité et le début (peut-être) de la concrétisation réelle, visible par les charentais.

250

millions d'euros

Rappelons enfin que ce programme mobilise quasiment un quart de milliard d’euros, dont une part non négligeable pèse sur les Communautés de Communes et donc les communes.
A l’heure où les budgets des collectivités, y compris celui du département comme aime à le rappeler le Président Bonneau, sont tendues, il est pour le moins surprenant de tout miser sur la technologie la plus onéreuse et de s’endetter sur 10, 20 voir 30 ans et donc limiter les capacités d’investissement pour de nombreuses années.

Très haut débit :
la fibre optique n’est pas la seule solution

TECHNO
Fibre Optique

La fibre optique est de facto la technologie d’avenir. Son potentiel reste encore aujourd’hui très important puisque les limites de débit rencontrées aujourd’hui sont essentiellement du fait des équipements réseaux qui ne disposent pas de solution technique pour exploiter l’ensemble du potentiel de la fibre. Les travaux nécessitent à la fois du génie civile lourd mais aussi des interventions importantes dans chaque foyer.

Performances

Technologie évolutive

Un temps de déploiement long

Un coût de déploiement très important

La nécessité d'intervenir logement par logement

TECHNO
Montée en débit

Il s’agit de réduire la longueur des lignes les plus éloignées du central téléphonique (et donc celles pou lesquels les débits xDSL ne sont pas satisfaisant) en ajoutant un équipement (sous-répartiteur) entre le central téléphonique et les prises les plus éloignées. Cette solution ne nécessite que peu de génie civil et d’intervention et permet concrétisation extrêmement rapide auprès des utilisateurs.

Rapidité de déploiement

Réutilisation du réseau existant

Pas d'intervention dans chaque domicile

La vétusté de certains parties du réseau cuivre

La limite technologique du support cuivre (même si des évolutions existent : VDSL...)

TECHNO
4G / LTE

Il s’agit de mettre en oeuvre des technologies similaires à celles déjà exploitées pour la téléphonie mobile. Le déploiement nécessite l’implantation de nouveaux équipements actifs (antennes) sur des pylônes existants et dans d’autres secteurs d’implanter des pylônes qui pourront également contribuer à réduire les zones blanches de téléphonie mobile. Une attention particulière doit être portée à la capacité de collecte.

Rapidité de déploiement

Technologie évolutive

Faible coût de déploiement

Sensible au relief, à la topologie des secteurs

Limiter la démultiplication des équipements émetteurs d'ondes

D’autres département ont fait le choix du mix-technologique :
réalisme, efficacité, économie

ET AILLEURS ?

De nombreuses collectivités ont opté pour un mix technologique

AUDE
(365 478 habitants)

« Au vu des investissements nécessaires pour compléter le déploiement FTTH (chiffrage prévisionnel de 145 m€ supplémentaires pour le 100% FTTH), nul ne peut déterminer quand et comment une phase 2 sera finançable, tant l’Etat que par des collectivités locales voyant leurs dotations diminuer.
La mise à disposition de bandes de fréquences à destination de ces projets de territoires ruraux, s’appuyant sur des technologies LTE, associée à des programmes de résorption des zones blanches cofinancés par l’Etat et les collectivités, pourrait être une réponse très positive et adaptée tant au niveau des performances attendues (30 à 50Mbits/s dans un rayon de 10kms), que des coûts de déploiement.

Lot et Garonne
(333 234 habitants)

« Il apparaît comme inéluctable que la fibre optique va, dans les 10 années à venir, occuper une place plus importante dans les technologies d’accès à Internet. Dans l’attente, des opérations de Montée en Débit par le cuivre contribueront, dans des cas bien précis, à l’amélioration des débits Internet. Toutefois, dans les départements et les zones géographiques les plus rurales et les moins denses, ces deux technologies, coûteuses à déployer tant pour les opérateurs que les collectivités, seront difficiles à déployer.
Pour ces zones, et d’une manière générale, pour toutes celles où l’équation économique filaire est perdante, la couverture radio fait sens. La relative faiblesse des investissements nécessaires au regard de ceux de la fibre et de l’ADSL en font une alternative réellement intéressante techniquement et économiquement. »

Nièvre
(213 569 habitants)

« Les projets de couverture LTE, dite aussi 4G fixe d’initiative publique, s’appuient sur la boucle locale radio qui permet de délivrer des services à 30 Mbit/s par foyer. Cette technologie peut délivrer une connexion fixe Très Haut Débit THD en mode illimité. Le LTE permet d’assurer une complétude de couverture THD en zone rurale, sans exiger des déploiements d’infrastructures dans des territoires à faible densité de population et avec un impact environnemental quasi nul. »

Calvados
(333 234 habitants)

Le Département souhaite pouvoir rapidement moderniser le volet Radio de son RIP FTTH afin de proposer une véritable alternative THD pour les territoires et/ou lieux qui ne seront pas fibrés dans la période 2018-2026 .Dans ce contexte la possibilité de mobilisation de la technologie LTE TDD, nécessitant une autorisation d’utilisation de fréquence dans la bande 3.5GHz, est souhaitée. L’utilisation sera faite via une mise à disposition de l’autorisation d’utilisation des fréquences par le Département à son délégataire.

L’accès à internet :
un besoin majeur et immédiat

De plus en plus de voix s’élèvent pour affirmer la nécessité d’un déploiement raisonné

Prises de position

Politiques, industriels, professionnels, autorités de régulation, chaque semaine des prises de position viennent confirmer que le déploiement très haut débit ne doit pas se restreindre au tout ou rien, à la fibre ou rien.