Découvrez les nouveautés à paraître le 3 juillet en librairies et disponibles sur le site internet des Editions Marguerite Waknine et suivez ses actualités sur Facebook.

Le cas de William Blake
Louis Gillet


Le plus insolite et le plus atypique d’entre tous, certainement. Comme s’il était impossible et surtout périlleux de le classer ici ou là, sous quelque étiquette. Peintre, dessinateur, graveur, poète, William Blake (1757-1827) demeure un vrai mystère. Il est l’homme, ou mieux encore : l’être d’une œuvre essentiellement nourrie de visions bibliques et de prophéties, relevant d’un mysticisme déroutant et d’illuminations grandioses. N’a-t-il pas confié à son ami Flaxman :
Dans ma cervelle, il y a des études et des chambres pleines de livres et d’images de l’ancien, que j’ai décrits et peints dans les âges éternels avant ma vie mortelle ; ces œuvres font les délices des archanges. En effet, indiscutablement, un être d’exception et le titre de l’essai de Louis Gillet tombe à point nommé. En effet quel cas que ce cas William Blake ! Avec tact et rigueur, en prenant subtilement appui sur nombre de témoignages, Louis Gillet nous laisse deviner au fil de son essai, un profil de l’artiste, du poète, de l’être William Blake, qui ne peut que décupler notre curiosité et susciter notre émerveillement pour l’œuvre et la vie du plus singulier des artistes que ce monde ait compté.

Collection Livrets d’art dirigée par Franck Guyon

Nageurs des siècles
Une anthologie de la nage
conçue et présentée par Johan-Hilel Hamel

Avec les textes de :
Albert Camus, Louis Aragon, Théocrite, Françoise Sagan, Francis Scott Fitzgerald, Ovide, Charles Sprawson, Homère, Nonnos, François Rabelais, Paul Morand, Duke Kahanamoku, Gustave Flaubert, Jim Harrison, Jules Verne, Yukio Mishima, Léonard de Vinci.

Ce pourrait être intitulé : Anthologie de l’art natatoire, parce que nager doit être effectivement considéré comme un art, un savoir, comme le rappelle d’ailleurs Platon à deux reprises (dans le Gorgias et dans Les Lois) en soulignant que l’ignorant est celui qui ne sait ni lire ni écrire… ni nager. Art, donc, de se mouvoir dans cette étrange liquide dont paraît-il nos corps sont composés pour plus de la moitié et dans lequel vient au jour l’humanité même à l’intérieur du corps des mères. Ainsi, la nage semblerait être l’une des manières majeures de se confronter à l’univers lui-même,
de faire se confronter son propre corps au corps du monde et d’y creuser de nouvelles voies par où l’esprit puisse s’engager. Et c’est pour quoi sûrement tant d’écrivains,
depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, se sont emparés de ce thème en composant des textes de grande beauté, parmi lesquels J-H. Hamel a pris plaisir de conserver les plus révélateurs, afin de composer, pour le plaisir de tous, cette admirable anthologie.

Collection Livrets d’art dirigée par Franck Guyon

D’îles et de continents
Gérard Jullien & Daniel Crumb

Voilà donc une histoire de dialogues sous le haut signe de l’amitié. Quatorze dialogues en tout, auxquels deux personnages prêtent à la fois leur voix et leur sensibilité. L’un est artiste (Gérard Jullien, peintre, graveur et dessinateur) et l’autre est comédien (Daniel Crumb). Mais le dialogue, comme chacun sait, n’est ni une discussion ni un débat. Il demande exactitude, tact, discernement, adresse, sagesse, attente et suspension. Il n’est pas plus discours que conversation. Suivant son étymologie, il serait même une parole qui traverse, comme un moyen de passer de l’un à l’autre, de l’un par l’autre incessamment, plutôt que prétention à l’expression de tel ou tel point de vue à la recherche d’une conclusion. Voilà pour quoi sans doute on peut bien affirmer qu’un vrai dialogue s’établit entre eux deux, dont l’objet est un grand cahier noir, et plus précisément encore ce qu’il contient de plus précieux : une suite de dessins remarquables, réalisés par Gérard Jullien, singuliers, provocants, virevoltants, dérangeants, où se succèdent des sortes de scènes et d’étonnants personnages découvreurs d’îles et de continents, comme l’écrit Daniel Crumb avec justesse et poésie. Telle une promesse, il y aurait donc à partager, entre ces pages, quelque chose comme l’histoire d’une sincère amitié sous le haut signe du dialogue.

Collection Livrets d’art dirigée par Franck Guyon

Découvrez les nouveautés à paraître le 17  juillet en librairies et disponibles sur le site internet des Editions Marguerite Waknine

Cinq chefs-d’œuvre inconnus
Honoré de Balzac
Le volume contient :
La Grenadière / Pierre Grassou / Une passion dans le désert / Jésus-Christ en Flandre / Un épisode sous la terreur

Selon les plus brillants chercheurs, il aurait fallu quelque chose comme cinquante mille tasses de café bien serré pour que Balzac rédige sa Comédie humaine ; monument d’écriture dont il demeure souvent très difficile, à moins d’en être un spécialiste, de dire exactement ce qu’il contient. Bien sûr, et notamment grâce à l’école et l’adaptation cinématographique, quelques titres ont pu sortir de ce lot prodigieux. Peut-être Le Père Goriot, Le colonel Chabert, ou encore Eugénie Grandet, les Illusions perdues, et disons Le Lys dans la vallée. Voilà qui est bien peu, très peu, trop peu. Alors que la variété, la diversité et la multitude des récits qui constituent le corps même de cette œuvre inclassable invitent incontestablement aux plus grandes aventures. Aussi, est-ce dans le sens de ces belles découvertes que le présent volume a regroupé cinq récits appartenant à l’immense continent de La Comédie ; cinq récits qui demeurent encore extrêmement confidentiels et dont il est toujours très difficile de faire l’acquisition hors les œuvres complètes. Cinq récits afin de saluer, s’il le fallait encore, le talent prodigieux de Balzac, afin, comme il se doit, d’honorer Honoré.

Collection Les Cahiers de curiosités dirigée par Franck Guyon

Le mois d’octobre naît avec ses matins clairs
Alfonsina Storni

Traduction de l’espagnol (Argentine) par Caroline Lahougue. Edition et présentation de Caroline Lahougue.

Parce que nous aimons l’Argentine de façon inconditionnelle, comme Fondane, Drieu et Caillois l’ont aimée et comme le vertige horizontal n’a pas manqué de nous saisir au premier jour, nous ouvrons cette parenthèse australe, en espérant qu’elle ne se refermera pas de sitôt. Ce détour prend aujourd’hui une teinte sépia et renferme un choix de poèmes d’Alfonsina Storni, méconnue en France, bien qu’elle ait donné aux lettres argentines certains de ses plus beaux textes, une poésie dont elle se demandait, avec sa belle âme tourmentée, si elle était révolte, malaise, vieille voix entravée, soif de justice, amour de l’amour amoureux ou petite boîte à musique qu’elle tenait dans la main et qui chantait toute seule, sans clé qui la blessât. Notre Alphonsine, une nuit d’octobre mille neuf cent trente-huit, a livré son cœur invaincu aux flots de la côte Atlantique. La mer a emporté son corps malade, avant de le rendre à la plage de La Perla. La vie, disait-elle, en fin de compte, se mesure par la mort : la mort qu’elle s’est donnée, laissant sur le rivage son fils et tous les hommes, les arbres qu’elle aimait, l’inquiétude et le désamour, la corolle noire de la vie.

Un jour je serai morte, blanche comme la neige
Douce comme les songes des soirs de pluie
Un jour je serai morte, froide comme la pierre
Calme comme l’oubli, triste comme le lierre

Collection Les Cahiers de curiosités dirigée par Franck Guyon

Voyage du pôle arctique au pôle antarctique
Anonyme

par le centre du monde (1721)

Écrit au début du XVIIIe siècle, voilà sans doute l’un des plus déroutants récits de voyages imaginaires. Si l’on songe un instant aux narrations de Cyrano de Bergerac, de Thomas More ou de Jules Verne, pour ne citer que ces trois-là, le genre a plutôt pour habitude de produire des histoires débordant de péripéties et relevant du fantastique, du merveilleux, de l’utopie. Pourtant, bien qu’il s’agisse ici du passage du pôle arctique au pôle antarctique par le centre du monde (mais quelle matière première pour la plus fertile des imaginations !)
il ne se passe en toutes ces pages à peu près rien, comme si l’on atteignait ici, pour parodier le fameux titre de Roland Barthes, le degré zéro de l’aventure. Et, paradoxalement, ce pourrait être, quoi qu’il en soit, la plus captivante aventure. On y croise les règnes du minéral, du végétal, de l’animal, des corps liquides, gazeux, solides, et des architectures glaciaires. Pourtant, de ce théâtre, de ces décors, de ce spectacle sans action véritable, sans scénario ni dialogue, se dégagent irrésistiblement une ambiance, un lieu plus que secret, quelque chose comme une atmosphère intrigante, comme si l’essentiel ne pouvait être qu’intérieur, enfoui, derrière cette immense mise en scène qui semblerait masquer un arrière-monde et des coulisses pleines de mystère et d’inconnu.

Collection Les Cahiers de curiosités dirigée par Franck Guyon

Mentionné dans cet article : Editions Marguerite Waknine